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Quand maraîchage et restauration servent à faire découvrir de nouvelles saveurs

Une belle histoire de maillage survenue entre Marise Hunter et Sylvia Hagan

par Maxime Rioux
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Article mis en ligne le 12 mai 2008 à 15:16
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Quand maraîchage et restauration servent à faire découvrir de nouvelles saveurs
Sylvia Hagan et Marise Hunter adorent causer légumes. Ces deux femmes dynamiques entretiennent une même passion pour la découverte.
Quand maraîchage et restauration servent à faire découvrir de nouvelles saveurs
Une belle histoire de maillage survenue entre Marise Hunter et Sylvia Hagan
La culture maraîchère et la restauration sont des domaines bien distincts. Cependant, en observant les résultats du maillage survenu entre Marise Hunter, copropriétaire d'un restaurant, et Sylvia Hagan, une cultivatrice de Sainte-Perpétue, force est de constater qu'un seul et même désir anime ces deux femmes, celui de proposer à la population des légumes qui sortent des sentiers battus. Récit d'une collaboration passionnée.
Travaillant sur ses terres situées à Sainte-Perpétue, Sylvia Hagan cherche un moyen de mettre en valeur ses produits, en l'occurrence ses légumes.

À Nicolet, dans le resto-bières Le Thymbré, Marise Hunter se demande quant à elle comment arriver à intégrer des légumes peu communs et savoureux dans son menu. Constamment prise dans le tourbillon des heures de pointe quand elle n'est pas en rencontre avec ses fournisseurs, cette dernière souhaite trouver la clé de l'énigme.

Alors que la campagne «Saveur Santé» bat son plein (elle incite les restaurants à offrir un menu plus «santé» tout en faisant découvrir des produits régionaux), un événement important se produit : le conjoint de Mme Hagan, qui a l'habitude de faire halte au restaurant de Mme Hunter, propose à cette dernière de lui présenter sa femme afin de découvrir sa grande variété de légumes et son ouverture à démarrer de nouvelles cultures.

Quelques jours plus tard, les deux femmes d'affaires se rencontrent et c'est le «déclic». Un déclic qui permet notamment à Sylvia

Hagan de vendre ses légumes sans intermédiaire et à Marise Hunter de proposer à sa clientèle un menu tout à fait original.

«J'ai demandé à Sylvia ce qu'elle pouvait me proposer, car j'aime changer mon menu chaque semaine, a raconté la copropriétaire du Thymbré. Je fais une cuisine à base de bière, d'alcool, de fruits et de légumes et j'essaie d'utiliser le plus souvent possible des produits régionaux. Notre première rencontre a été concluante. À la fin de l'été 2007, Sylvia est venue me voir avec un catalogue et elle m'a proposé de choisir avec elle des produits exclusifs, ce que nous avons fait. Tout ce qu'elle me proposait, j'avais envie de le découvrir!»

«Marise connaît bien le marché et elle est surtout prête à composer avec des situations imprévues, a opiné quant à elle Sylvia Hagan. Par exemple, si un légume n'est disponible que durant une période de temps bien précise, elle sera capable d'attendre jusque-là et d'utiliser autre chose par la suite. C'est une femme ouverte aux changements.»

Ainsi, grâce à une simple rencontre, les clients du resto-bières Le Thymbré savourent désormais des produits frais issus des terres de Mme Hagan.

De toute évidence, ce maillage sert à merveille les deux parties.

«Ça fait connaître mon entreprise, a assuré la propriétaire des Jardins de Sylvia. Certains clients goûtent au restaurant et viennent me voir directement pour me passer des commandes. Du point de vue de la mise en marché, le fait de pouvoir donner le nom de Marise et du resto-bières Le Thymbré en référence m'aide beaucoup. Je souhaitais faire des affaires de façon directe, sans intermédiaire.»

Même son de cloche du côté de Marise Hunter.

«C'est certain que ça coupe les coûts, mais c'est aussi, et surtout, une question de fraîcheur. C'est important pour moi de mettre en valeur les produits régionaux et les producteurs du coin», a affirmé la sympathique jeune femme.
L'importance de la créativité
Ces deux femmes d'affaires s'entendent à merveille sur le fait qu'un imprévu n'est surtout pas une situation désagréable, mais bien une façon de faire appel à la créativité.
Et de la créativité, ces deux passionnées en ont à revendre. La preuve est faite lorsqu'on aperçoit la longue liste des légumes et des épices qui seront cultivés.

Parmi ceux-ci, gourganes, fèves (vertes, jaunes et mauves), fleurs comestibles, betteraves blanches, tomates-cerises noires, céleri rave, bette à carde, fenouil, aneth, mélisse et sauge sont notamment au programme. L'an prochain, Sylvia Hagan proposera vraisemblablement le piment-chocolat à sa cliente. Cette dernière pourra alors concocter de nouveaux mets tout à fait originaux comprenant ce légume peu commun.

«Dès le début du mois de juin, certaines cultures seront prêtes, a indiqué Mme Hagan. Cette année, j'aurai, entre autres, des fleurs comestibles. À ce chapitre, Marise et moi avons pris soin de sélectionner les plus "goûteuses", car certaines variétés ne goûtent pas grand-chose.»
Découvrir
Ces derniers temps, une publicité diffusée à la télévision par la chaîne IGA permet aux téléspectateurs de découvrir de nouveaux légumes, souvent affublés de noms farfelus. La maraîchère a aussi vu cette publicité.
«C'est agréable de voir que, depuis quelque temps, la population se montre plus intéressée à découvrir de nouveaux légumes. Toutefois, il faut savoir qu'il y a bien peu de "nouveaux légumes" : dans la plupart des cas, il s'agit de légumes qui existent depuis fort longtemps, mais que le monde redécouvre. Quant aux nouveaux légumes, ils sont souvent l'œuvre de l'hybridation. Chose certaine, dans un cas comme dans l'autre, le plaisir de découvrir des légumes donne un peu moins le goût d'aller manger du "fast food". Si ça peut contribuer à ce que les gens mangent mieux, tant mieux!»

Fait intéressant, le potage aux céleris raves de Mme Hunter a même fait l'objet d'un reportage dans Le Courrier Sud, l'été dernier.

«Ça avait fait beaucoup parlé l'an dernier», s'est rappelé Marise Hunter, que le public pourra rencontrer dans son stand nommé «Hyo Lounge Le Thymbré» durant le prochain Festival du cochon de Sainte-Perpétue, qui se déroulera du 30 juillet au 3 août.

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